Les 3 livres qui ont changé ma vie (professionnelle)

Je ne lis pas autant de livres que je le voudrais.

J’apprends beaucoup autrement : en me formant, en faisant de la veille, en expérimentant, en échangeant avec d’autres professionnels… et surtout en mettant les choses en pratique.

Pourtant, certains livres sont arrivés au bon moment et ont laissé une trace dans ma façon de penser, de travailler ou d’avancer.

Pour cet article, j’en ai choisi trois très différents. Le premier a accompagné un véritable tournant dans ma vie professionnelle. Le deuxième a enrichi ma façon de concevoir la communication et l’expérience utilisateur. Le troisième me rappelle quelque chose d’essentiel lorsque l’on entreprend : les grands changements peuvent aussi se construire par petites étapes.

1. Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une : prendre conscience de ses ressources

J’ai lu Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une, de Raphaëlle Giordano, à une période où je réfléchissais justement à changer de vie professionnelle.

Dans l’entreprise où j’avais évolué pendant des années, je savais ce que je valais. J’avais changé de métier, évolué, suivi des formations, développé de nouvelles compétences et relevé de nombreux défis.

À l’intérieur de cet environnement que je connaissais bien, j’avais mes repères.

À l’extérieur, c’était beaucoup moins évident.

Lorsqu’on a construit une grande partie de sa carrière dans la même entreprise, sortir de ce cadre peut être vertigineux. J’avais besoin de prendre conscience de mes forces et de toutes les ressources que je pourrais emporter avec moi.

Ce livre est arrivé à ce moment-là.

Il m’a donné l’occasion de faire une pause, de réfléchir à ce qui était important pour moi, mais aussi de porter un autre regard sur mes capacités.

Car nos ressources ne viennent pas seulement d’une fiche de poste ou d’un diplôme. Elles se construisent à travers nos expériences professionnelles, bien sûr, mais également nos formations, nos projets, nos passions, les difficultés que nous avons surmontées et toutes les choses que nous avons apprises au fil de notre vie.

Cette prise de conscience m’a accompagnée dans ma décision de quitter mon emploi et de créer mon entreprise.

Et je trouve qu’elle reste particulièrement pertinente lorsqu’on entreprend. Avant même de réfléchir à son logo, à son site Internet ou à sa communication, il faut réussir à comprendre ce que l’on veut apporter et ce qui fait notre singularité.

Dans mon cas, aujourd’hui, je peux emprunter une méthode à l’UX design, une pratique au marketing, une réflexion au numérique responsable ou une analyse au SEO pour construire une réponse adaptée à un projet. Je sais aujourd’hui ce qui fait ma différence.

2. Méthodes de design UX : l’empathie comme point de départ

Méthodes de design UX, de Carine Lallemand et Guillaume Gronier, est un livre très différent.

Je ne l’ai d’ailleurs pas lu sagement de la première à la dernière page. C’est un livre de référence, dense, dans lequel je suis allée chercher des méthodes au fil de mes besoins.

Certaines sont conçues pour des projets importants et des organisations disposant de moyens conséquents. D’autres peuvent être adaptées de manière beaucoup plus légère.

C’est ainsi que j’aime travailler : découvrir différentes disciplines, comprendre leurs méthodes et prendre dans chacune ce qui peut enrichir ma pratique.

Dans ce livre, j’ai notamment retrouvé le persona et l’empathy map.

Cette dernière résonne particulièrement avec ma manière d’aborder la communication.

Avant de chercher le bon message, le bon canal ou le bon contenu, il faut essayer de comprendre la personne à laquelle on s’adresse : ce qu’elle voit, ce qu’elle pense, ce qu’elle ressent, ce qui la préoccupe, ce qu’elle cherche à accomplir…

L’empathie est parfois présente de façon intuitive dans nos pratiques, sans être réellement identifiée comme telle. La mobiliser plus consciemment permet d’aller plus loin dans la compréhension des personnes auxquelles on s’adresse.

C’est aussi quelque chose qui m’a confortée lorsque j’ai commencé à m’intéresser davantage au marketing. Mon expérience était alors surtout liée à la communication interne, où l’écoute et la compréhension des différents publics occupaient déjà une place importante. Je découvrais un univers marketing plus orienté vers la performance, la conversion ou la vente.

Les méthodes issues de l’UX m’ont montré que mon approche n’était pas à côté de la plaque. Au contraire : chercher réellement à comprendre les personnes auxquelles on s’adresse peut aussi être une façon de faire du marketing. Une façon qui me correspond davantage, plus authentique.

Bien sûr, l’empathie reste un outil : tout dépend de ce que l’on décide d’en faire. Comprendre très finement quelqu’un peut permettre de mieux répondre à ses besoins… comme de mieux exploiter ses failles. Je préfère évidemment la première option.

Cette approche prend tout son sens lorsqu’on conçoit un site Internet.

Nous connaissons tellement bien notre propre activité qu’il est facile de construire notre site depuis notre point de vue. Pourtant, celui qui doit le comprendre, s’y repérer et trouver rapidement l’information qu’il cherche, c’est d’abord notre visiteur.

C’est l’une des idées que je transmets lorsque j’accompagne des entrepreneuses dans la création de leur site : avant de se demander ce que l’on veut raconter, il faut aussi se demander ce que la personne qui arrive sur la page cherche à comprendre.

3. La Méthode 1 % : commencer, puis faire évoluer

Quand on crée son activité, la liste des choses à faire peut vite devenir impressionnante. Surtout en communication. Et le site Internet n’échappe pas au phénomène.

Il faudrait avoir toutes ses pages, de belles photos, une galerie de réalisations, des témoignages, commencer un blog, travailler son référencement… Et devant l’ampleur de la tâche, il peut être tentant d’attendre d’avoir tout préparé avant de publier quoi que ce soit.

Dans La Méthode 1 %, Luca Mazzucchelli propose d’avancer grâce à de petites actions plutôt que de vouloir tout transformer immédiatement.

Appliquée à la création d’un site, cette approche permet de regarder les choses autrement.

Un site n’est pas quelque chose que l’on crée une fois pour toutes avant de ne plus jamais y toucher. Il peut (et doit) grandir et évoluer avec votre activité.

Ainsi, vous commencerez avec les pages réellement indispensables. Votre galerie de réalisations pourra être créée ou enrichie lorsque vous aurez de nouveaux projets à présenter. Votre blog pourra arriver plus tard. Certaines pages évolueront en même temps que vos offres et votre expérience.

Et surtout, il y a une étape qui mérite d’être considérée comme une petite victoire : publier sa première page.

Elle n’est peut-être qu’un petit morceau du site que vous imaginez à terme. Mais quelque chose vient de changer : votre projet n’est plus seulement dans votre tête ou sur votre ordinateur.

Il est en ligne. Puis viendra la page suivante. Et la suivante.

Quelques mois plus tard, votre site pourra être beaucoup plus riche, sans que vous ayez eu besoin d’attendre qu’il soit « terminé » pour commencer.

Ce livre montre l’intérêt de se mettre en mouvement et de se créer de saines habitudes, et nous donne des clés pour le faire. Dans notre cas, cela peut par exemple passer par des rendez-vous réguliers dans l’agenda pour travailler sa communication.

Trois livres, trois étapes

En choisissant ces trois livres, je me suis rendu compte qu’ils formaient une progression.

Le premier m’a aidée à regarder mes propres ressources.

Le deuxième nourrit ma manière de chercher à comprendre les autres.

Le troisième me rappelle l’importance d’avancer concrètement, une étape après l’autre.

Se connaître. Comprendre les personnes auxquelles on veut s’adresser. Puis construire progressivement.

Ce sont finalement trois principes qui m’accompagnent aujourd’hui aussi bien dans ma façon d’entreprendre que dans ma manière de concevoir la communication et les projets Web.


Cet article participe à l’événement interblogueurs « Les 3 livres qui ont changé ma vie », organisé par le blog Des Livres pour Changer de Vie.

Puisque je viens de vous parler du livre La Méthode 1 %, que m’avait conseillé Olivier Roland, je vous propose de découvrir sur son blog l’article consacré à Un rien peut tout changer, de James Clear. Il explore lui aussi comment de petits changements, répétés dans le temps, peuvent produire des résultats beaucoup plus importants.

Un commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *